Qui suis-je ?

Je suis anglophone, mais ce n’est pas ma faute.  Je suis né comme ça dans la deuxième plus petite ville du Canada à l’extrême nord de la vallée de l’Okanagan en Colombie-Britannique, un endroit où jamais rien ne se passe, une “ville” qui possédait un seul feu de circulation, sur la route 97A.

Mes grands-parents norvégiens

J’ai toujours été fasciné par les langues et les discussions bilingues faisaient partie de ma vie, ayant été élevé dans une famille d’immigrants norvégiens. En fait, je suis le seul dans ma famille qui a l’anglais comme première langue. Les autres ont tous dû l’apprendre et la plupart l’ont bien appris, même en gagnant des prix à l’école. Né le benjamin, j’ai toujours eu des attentes élevées de mes profs à l’école pour voir si j’allais suivre dans les traces de mes soeurs (en passant, j’en ai quatre, alors j’ai très bien connu la persécution à partir d’un jeune âge). Puisque tout le monde chez nous avait des noms norvégiens à coucher dehors (par exemple j’ai un cousin qui s’appelle Knut, un autre au nom de Torbjørn, énormément d’Ole et… eh bien, vous comprenez l’idée), on m’a donné le prénom Roy pour que ça puisse bien se prononcer aussi bien chez la famille en Norvège ainsi que dans la communauté qui parlait anglais.

 

Oups !

Un tournant dans ma vie

Tout cela s’est vite révélé vain quand j’ai déménagé au Québec en 1979 et que personne dans la région du Saguenay – Lac-St-Jean n’a été capable de prononcer mon nom (“rouille?” “roi?” “Le roi Elvis ?” – soupir...) Je me suis réjoui quand j’ai découvert qu’Almas était un prénom populaire chez les messieurs d’un certain âge au Lac, alors plusieurs ont commencé à m’appeler Almas Roy. Je ne voulais pas les décevoir, les pauvres, alors je ne disais rien. Heureusement pour moi, quelque temps après on a découvert l’acteur Roy Dupuis et là les gens avaient un point de repère pour enfin prononcer mon nom.

Bien que j’aie connu un choc culturel extrême au début, après y avoir enduré 20 ans (je dois avoir un penchant légèrement masochiste), j’ai survécu et ce que j’ai appris vous sera sûrement utile. J’ai appris qu’on peut penser parler une langue (j’ai quand même suivi des cours pendant sept ans à l’école), mais quand j’y suis arrivé, il y avait des belles surprises qui m’attendaient.  J’ai connu la moquerie quand j’ai dit quelque chose que je croyais être tout à fait normal mais de voir par la suite que les gens s’éclatent de rire mais n’ont jamais voulu me dire pourquoi.  C’était tout simplement trop drôle.

What? I can’t understand you!

Je sais ce que c’est vouloir mourir à la fin d’une journée épuisante après avoir vécu dans une autre langue. Je me souviens de m’être souvent couché lors de mon arrivée chez moi et d’avoir dormi 14 heures en ligne, tellement j’avais tout dépensé mon énergie mentale.

Cependant, l’expérience m’a enrichi et elle m’a aidé à compatir avec d’autres qui suivent des cours d’anglais et vivent la même chose. J’ai appris beaucoup de trucs qui aident à maîtriser une langue et j’ai hâte à les partager. Le fait de maîtriser le français m’aide à comprendre immédiatement les problèmes de mes clients et me permet d’y aller vite au coeur pour « anglaider » le monde.

 

Notre mariage en 1985 – quand j’avais des cheveux.

Aujourd’hui

J’enseigne l’anglais depuis presque une vingtaine d’années et j’ai développé une approche assez différente, mais qui est bien appréciée par mes victimes apprenants.

Dans mon temps libre, je travaille beaucoup dans ma communauté, je joue du piano, je joue au tennis, je travaille sur mon Mac et je lis énormément.  Je demeure actuellement à Montréal avec celle qui est mon épouse fidèle depuis presque 32 ans, Tracy.

 

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