L’anglais est une « pizza » préparée depuis des siècles avec plusieurs ingrédients couchés les uns par-dessus les autres, dont le plus important est la « sauce tomate » – le latin (29%) et le « fromage » – le français (29%).

Beaucoup ignorent le fait que le français a servi de langue officielle en Angleterre pendant plusieurs siècles, à partir de 1066 et a graduellement cédé sa place au 14e siècle. Cela explique l’existence de tant de verbes réguliers, de nombreux mots identiques entre les deux langues (des vrais amis), ainsi que tant de vocabulaire directement importé du français. Les domaines du gouvernement, la diplomatie, la cuisine et la mode surtout y figurent. Voilà pourquoi votre “maitre d’ ” vous comprendra parfaitement quand vous commandez votre “soup du jour”, vos “hors d’oeuvres” et vos “escargots”.

Origins of English Pie Chart
Plus que 50% du français et du latin

Une pizza, cependant n’est pas que de la sauce et du fromage ! Il ne faut pas oublier qu’il y a d’autres ingrédients importants (42%) dont la « viande » – l’allemand (26%), la « pâte » – le celtique (dont les traces se font sentir surtout par tant de verbes irréguliers qui finissent en -ught ), et les nombreuses « garnitures » – toutes les autres langues qui jouent un rôle également et qui viennent gâcher l’illusion que c’est facile de maîtriser la langue de Shakespeare.

La plupart des erreurs que font les francophones quand ils parlent l’anglais sont dûs au fait qu’ils parlent français avec des mots anglais, c’est-à-dire qu’ils utilisent des gallicismes :

Oups !

Le vocabulaire

  • des mots qui n’existent pas en anglais (par exemple disponibility, explication, planification, pression, traduction, etc.)
  • l’ignorance des différences entre deux mots quand il n’existe qu’un seul en français (make vs do est le meilleur exemple, mais la liste comprend since vs for, leave vs let, et say vs tell également)
  • des faux-amis (par exemple actually ne veut pas dire actuellement, assist ne veut pas dire assister et notorious ne veut pas dire notoire ). Il y a environ 1 700 faux-amis entre les deux langues
  • des expressions idiomatiques traduites littéralement (burn a red light, follow an English course, ou bien take one’s breakfast)
  • l’ignorance de plus de 6 000 multi-word verbs qui finissent en -up, down, in, out, off, on, etc. (get up, get down, get in, get out, get on, get off, get by, get around, etc.)

La grammaire

  • des structures grammaticales françaises traduites mot-à-mot (I am agree, she has 30 years old et take someone apart )
  • l’ignorance de possessifs (par exemple ceux qui croient que his veut dire son et que her veut dire sa)
  • la mise au pluriel des adjectifs (importants, differents ou bien bigs) ou des noms qui sont utilisés comme adjectifs (“Noun modifiers”)
  • des noms qui ne sont pas dénombrables en anglais (I got my hairs cut, bought furnitures, have a good news)
  • une seule forme d’un temps de verbe quand en réalité il y en a quatre aspects par temps de verbe en anglais (I work, I am working, I have worked et I have been working et ceci est seulement au présent)

La prononciation

Au secours !
  • l’ignorance des huit façons différentes de prononcer -ough
  • le manque de prononcer les fins des mots (les –s  aux pluriels, les -ed  à la fin des verbes réguliers et les adjectifs ainsi que les consonnes finales, surtout d et t )
  • la mauvaise aspiration de la lettre h (air vs hair, eat vs heat, earring vs hearing, etc.)
  • la confusion des lettres o et u (boss vs bus )
  • la substitution d’un autre son pour th (day vs they, mouse vs mouth, true vs through )

L’écriture

  • l’oubli de majuscules omniprésentes en anglais (english, monday et september )
  • l’utilisation d’espaces devant les signes de ponctuation
  • l’ignorance des pluriels irréguliers (bacterias, criterias, medias, sheeps )

Tous ses problèmes réunis donnent l’impression que la plupart des francophones inventent des mots, ne comprennent pas les expressions simples et sont incapables de parler au pluriel ni au passé, bref, ils parlent l’anglais comme des enfants. Pour un professionnel au 21e siècle, ce n’est pas acceptable.

 

Voilà donc la raison d’être de mon travail.  J’aimerais vous « anglaider ».

Comment l’approche est si différente que ça ?

Oui, j’aimerais avoir mon évaluation gratuite